Wutchup !

Il fallait que ça change.

 

Je suis Busta Ja.

 

Les délires de psychopathe ont laissé place à des écrits d'adulte responsable et névrosé. Ce blog retranscrit ma conception du monde et décrit les émois d'un mec du XXIe siècle, avec ses coups, ses blessures et, parfois, ses rêves.

Whurz Da Shit ???

Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 22:29

Ce titre peut faire peur par rapport à mes écrits habituels. Mais non, ce n'est pas un appel au drame. Plutôt un gros coup de Trash Talk parce que j'en ai envie.

J'aime beaucoup l'observation. En ce moment, je fais une pseudo-étude des personnes âgées. Je me contente de les observer, de centraliser les comportements, d'analyser et de faire mes propres conclusions.

Attention, ça pique mais prenez ça avec humour. Enfin, presque.

Une fois n'est pas coutume, commençons par la conclusion :

Non je ne veux pas devenir vieux.

Pourquoi ?

Parce que les vieux, c'est une horreur. Je ne parle pas du physique mais de la vie qu'ils mènent. Des années de labeur et d'économie pour ça. Non, je veux plutôt dire pour "ÇA" ! Beaucoup de pingres vérolés radotant la même chose et tournés vers le passé. Pas étonnant que les futures générations se sentent lésées.

Quelques observations marrantes et mes analyses (un peu dégueulasses, j'avoue) :

Cas 1 : Pingres de la restauration

Mon frère me disait qu'il avait vu un couple de vieux à Flunch. Nous nous disions que Flunch, c'est bien avec tes potes pour délirer et parce que ce n'est pas très onéreux. Mais à la retraite, franchement, j'aimerais plutôt aller au restaurant. Je ne dis pas spécialement un restaurant super chic mais un restaurant tout de même.

Mais ce n'est rien. Là, mon bien-aimé frère me dit qu'il a entendu une phrase de la part du vieux. Une phrase pathétique d'ailleurs. Du style :

"Oh mais regarde, [nom de vieille bien ringard genre Simone ou Georgette], le menu est à 6,50€ sur l'addition. Mais c'était 5,50€ ! Roh on va aller voir à la caisse."

NON MAIS MERDE ! Ok, 1€ c'est 6.55957 francs mais tout de même. Avec l'indexation des prix, tout ça, 1€ ce n'est plus grand chose finalement. Surtout sur un menu à Flunch...

Pour moi, c'est simple : c'est un processus de tentative de resocialisation. Les vieux se sentent hors de la société et tentent une réintégration. Forcément, en étant sortis du système social, ils se sentent inutiles. Mais ce n'est pas en cassant les couilles de la pauvre caissière qu'ils risquent de se faire bien voir. Ni pour la pauvre nana qui trime pour un SMIC, ni pour des jeunes comme nous.

C'est une manière de dire "Hé, nous sommes encore là".
Oui, ça, on a vu... C'est quand la prochaine canicule au fait ?

Cas 2 : Des pièces rouges

Supermarché, midi vingt, j'ai besoin d'un sandwich. Je passe donc à la caisse.

Devant moi, une pauvre petite vieille, pas méchante pour un sou. Elle n'a que des produits promo sur le tapis roulant. Elle galère un max, sort son porte-monnaie et paie en centimes. Les plus petites pièces.

Heure du midi : très speed pour moi, j'ai du travail et pas vraiment envie de passer 5 minutes de ma pause à regarder une mamie compter ses deniers. Je suis un cadre et je suis pressé. Ce n'est pas pour mon plaisir que je trace, mémé.

Processus de resocialisation : elle sort un "ça va choucrouter" en partant. Oui, je n'ai pas compris. Est-ce une blague ? Mais c'est drôle comme le spectacle de Laurant Gerra ça. Pour la compréhension de tous : elle avait acheté au moins 23 kilos de choux, d'où choucrouter (verbe du premier groupe). Je suppose qu'elle devait nourrir son quartier ou faire des réserves, je ne sais pas...

Ce qui est hallucinant, c'est que la population des septuagénaires (et les générations du dessus) font leurs courses pendant que les actifs ne sont pas au travail. C'est-à-dire : le samedi après-midi, le midi ou le soir après 19h...

MAIS BORDEL VOUS AVEZ TOUTE LA JOURNÉE !!! Pourquoi vous ne voulez pas prendre ces créneaux ?

Ah oui... vous avez besoin de vous sentir intégrés, j'avais oublié... le réchauffement climatique peut-il déclencher une canicule ?

Cas 3 : Nostalgie dans le noir

Là je pense que certains comprendront.

La visite chez ses grands-parents. Un truc commun à beaucoup de petits enfants. C'est drôle étant jeune mais moins en grandissant. Tout le monde va se reconnaître. C'est tellement cliché et tellement normal.

C'est à ce moment que l'on constate qu'après des décennies de vie commune, il n'y a plus de discussion. Je dirais presque que nous sommes vraiment des rayons de soleil. Et en général, la grand-mère a le dessus sur le grand-père. D'ailleurs, les femmes meurent plus vieilles. Parfois, je me demande si elles n'usent pas leurs maris... Mais profitez d'être à deux, tranquille ! Barf, c'est vrai, ils sont ensemble 24h/24h, forcément, à la fin, ça doit être horrible.

La lumière est éteinte, une pièce dans le sombre pour économiser l'énergie "parce que c'est cher". Depuis des années, même si c'est sympa, on a toujours droit aux mêmes anecdotes... J'ai vraiment l'impression de revivre en 1998. Ce n'est pas déplaisant mais au bout du compte, cela ressemble beaucoup à M6 en plein après-midi. Manque que "Moi, Renard" sur un écran à tube cathodique de 36 cm. J'aurais préféré un Mario Kart 64 en réalité.

Un monologue, un mini-coca ou une bière (attention, jamais plus de deux, parce que l'alcool, ce n'est pas bien). Oui, dans quelques semaines, je fêterai mes 12 ans. Puisque j'ai 12 ans depuis 15 ans ici. D'ailleurs tout le monde a 12 ans, personne n'a grandi. Les grands-parents ne veulent pas voir la famille grandir. D'où les anecdotes du passé, les dessins du passé, les meubles du passé... en flot continu.

Autre truc sympathique, qui est récurrent : la vexation non voulue. Du genre "T'as grossi, toi" ou "Je l'aime bien avec son cheveux sur la langue". Aucune réserve. Je ne sais pas s'ils se rendent compte que cela pourrait vexer profondément. Toutes ces petites phrases piquantes dites avec légèreté. Comme si la notion de vexation n'était pas... Pas de réflexion avant, c'est direct du cerveau, à croire que l'on ne se retient plus avec l'âge.  

Personnellement, j'admire et j'adore mes grands-parents. Ils ont beaucoup de vécu et méritent mon respect. Mais le temps passe toujours et il faut vivre avec. La nostalgie et les regrets font beaucoup de mal.

Finalement

Tout ça ne me donne ni l'envie de vieillir, ni l'envie de me marier, ni d'économiser. Je n'ai pas envie de devenir une statue de pierre.

Conclusion réelle : si un jour j'atteins un âge avancé, je pourrais au moins reprendre ces observations pour ne pas tomber dans la même merde.

Par Busta Ja - Publié dans : [ Clash It !!! ]
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 22:11

En voulant améliorer ma vie à de multiple reprises, j'ai souvent fauté. Et encore, je pèse mes mots. Je me suis trompé en beauté et j'ai choisi, par dépit, de me prendre des icebergs dans les dents.

 

Il est l'heure des comptes. Le bilan personnel est un peu irritant. C'est le énième, j'en ai assez. Ma décision est relativement simple : je me dois de faire une coupure dans mon naufrage personnel. J'ai besoin de quelques jours hors de mon propre système, loin des images que je renvoie, seul, loin des bars, de la nuit. Du repos mental et physique, en somme. Et puis j'aurai beaucoup de travail à abattre durant deux mois.

 

Peut-être vais-je paraitre distant et invisible pendant un certain laps de temps. Il serait idiot de m'en vouloir puisque je reviendrai. J'ai des choses à régler avec moi-même et ces derniers temps, je n'y arrive pas (ou plus). J'ai besoin de me ressourcer. Passer du temps dans ma ville natale avec ceux qui m'ont vu grandir me fait énormément de bien. Je me dois de faire une pause dans mon escapade nocturne. Perdu dans mon propre tourbillon, je me sens un peu proche du siphon. Las de la vorticité de l'alcool, j'ai besoin d'une pause. Un minimum de respect envers moi-même. Puis l'accumulation des pensées me gave, me file la gerbe, j'ai besoin d'analyser calmement mon évolution. Un changement d'air n'est pas à l'ordre du jour et pourtant j'en ai besoin. Mais je n'ai ni temps, ni argent pour le moment.

 

J'ai quelques projets à terminer avant d'en reprendre d'autres, il faut absolument que je m'y tienne pour ma santé mentale. Je me noie assez souvent, il est temps de reprendre son souffle. Au moins pour une période. J'ai une belle collection de doutes. Trop de questions. Pas de réponse. Pas parce qu'elles n'existent pas : parce que je ne sais plus y répondre. L'alarme résonne. Les yeux s'entrouvrent. Il est temps.

 

Ce soir, c'est un réveil dégueulasse. Je suffoque.

Par Busta Ja - Publié dans : [ Ecriture ] - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 22:09

 

Outré par les Lumières de la nuit, je les aime toutes. Depuis le début de la fin, j'excelle dans les bizarreries. Difficile de me tester, je suis partout et nulle part à la fois. A l'âge de 7 ans, je coloriais les chats en violet. Comme pour donner, en avance, ma perception de la réalité. Ou montrer l'effet de la drogue à ces futurs adultes. L'odeur du stylo-plume me manque parfois. Tout comme la naïveté de Tistou, le gamin qui avait les pouces verts. J'aurais plutôt tendance à penser avoir les pouces gris. A la recherche des cahiers à carreaux, 100 pages. Une gomme pour recommencer un dessin.

 

Qui a dit qu'il fallait être spationaute pour flotter dans l'espace ? Je le fais souvent, chevauchant des bouteilles de bière. Le lendemain, je passe mon temps à faire des puzzles. Comprendre la veille me donne parfois la nausée. Est-ce que je fonctionne par procuration vis à vis du temps ? Je crois que j'ai besoin de ne plus me contrôler, même si cela comporte des risques. Tenir deux bières en écoutant du gros son fat, avaler un demi-setier de cervoise en 3 minutes, vivre la décousure, s'octroyer un chemin tortueux. Mon kiffe et mon fléau, choisis par déception et pour éviter de penser. Les résultats sont souvent mitigés, à vrai dire. Peu importe si cela est probant.

 

Mon problème de sinus n'est pas que de type paranasal. Mon x est égal à (3 * π) / 2. J'espère que cette abscisse va évoluer rapidement, j'en doute souvent, c'est trop stationnaire. Je n'en sais rien, vite, sortons les verres en plastique avant qu'ils ne se fassent recycler. Car pour cela, il faut les vider. J'ai mal aux sinus. Se confronter à la désuétude, c'est énorme. Le passé, le présent, le futur, qu'on se le dise, c'est de la merde.

 

Mais pourquoi ?

 

Le passé, on y a laissé des moments que l'on ne vivra plus. Bon ou mauvais. Donc Carpe Diem.

Le présent, s'envole trop vite. Il file, il fuit, il nous échappe, nous écharpe. Voyons plus loin.

Le futur, est douteux. Flou. Et trop régulièrement comparé au passé.

 

Le boucle visqueuse. Viscérale. Vicieuse. Ce qui est un peu énervant, c'est que j'ai toujours du mal à passer au dessus du cap. Je me pose trop de questions, tombe dans ma boue, rebondis de plus en plus difficilement, ma tête fait des bulles, j'aimerais arborer le drapeau blanc mais c'est impossible. Les mêmes cycles, je tourne en rond. Je tourne, retourne, me détruit et recommence.

 

Parfois, je me demande ce que j'ai construit. Les questions sont légion. Me suis-je construit en tant qu'humain ? Ai-je vraiment trop raté de moments importants ? Comment ai-je fait pour me planter ainsi ? Où vais-je ? Et puis, où aller pour le moment ?

 

Les réponses n'existent que sous forme de vase gluante et malodorante. J'attends et  j'observe bien la décadence durant ces décades décalées...

 

Avec comme amis, des sinus douloureux.

Par Busta Ja - Publié dans : [ Classique ] - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 22:14

Ils me regardent tous et tout ce que je peux leur dire, c'est que je vis le Carpe Diem. Je n'ai plus d'excuse, c'est le meilleur rôle que j'ai réussi à obtenir dans la vie. Vivre à travers les obstacles en roulant à fond dans la douceur de l'ivresse. Je suis l'acteur né pour ce rôle principal, je le tiens bien même si je suis capable de me mouvoir dans d'autres costumes. Mettre le trouble dans les esprits, dévier les personnes dans un sens; le sens que je veux bien leur donner de mon existence. Je vous promets, je suis réellement paumé dans l'espace, je regarde ce qu'il se passe, toute cette merde qui se passe sur Terre ne me fait pas plaisir mais un seul homme ne peut rien faire sans l'aval de ses pairs. Personne ne veut changer la donne, c'est pour cela que la génération qui suit est foutue, et que les suivantes sont d'ores et déjà mortes.

 

La Commedia Dell'Arte ne s'arrêtera-t-elle donc jamais ? Parfois, je me demande si ce rôle ne me mange pas complètement mais soit, j'assumerais. Pensez ce que vous pouvez, et non ce que vous devriez. C'est parfait pour moi, je m'extirpe toujours au bon moment, un peu comme un pilote de chasse avant de voir son avion se crasher sur une montagne. Mon parachute n'est pas doré, il est ailé. L'alcool m'aide juste à m'arrêter de penser en attendant de réussir à dompter tout cela. Ce qui, j'espère, arrivera un jour. Inévitablement.

 

Le matin, je me réveille sans grande prétention, j'essaie juste d'être moi-même mais j'ai du mal à me tenir à cela. Chaque fois que je me suis ouvert, les gens m'ont défiguré. Depuis, je me contente de m'adapter aux gens. Cela m'a plutôt aidé. Repousser ses limites pour comprendre, revoir ses espoirs à la baisse, redresser une table pour dîner avec le Diable. La lumière de ma boîte a explosé, le fusible a cramé, je n'ai pas envie de retrouver le même modèle, l'Ampérage me blessera à mort, je préfère rester un peu dans le noir plutôt que de me planter à nouveau. Les gens peuvent s'acheter des voitures, économiser de l'argent, je pense qu'ils n'ont rien compris à la vie. Hors de question de finir comme ces vieux débris qui possèdent des milliers d'Euros sur leur compte en banque en clamsant. Ils n'auront pas profité de leur argent et auront foutu le bordel dans leur famille suite à l'héritage. Je préfère me voir évoluer mentalement avant de passer ce genre de cap, je n'ai aucun intérêt à ne pas m'envoler, j'ai encore besoin d'apprendre. Les derniers plantages m'ont brillamment baisé le cerveau mais j'ai encore pris une dimension depuis. La sagesse n'est pas futile, posséder des richesses l'est. Se recentrer sur le fait de grandir avant d'obtenir, là est la vraie difficulté. Je pourrais me vanter d'avoir vécu des choses. Belles, moins belles, mais cela fait partie de mon expérience. Je vis ce que j'ai bien envie de vivre.

 

De toute façon, une fois parti en cendres, que me restera-t-il ?

Par Busta Ja - Publié dans : [ Ecriture ] - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 15:40

Des années d'introspection en guise de bagage, sédentarité nomade, des gratinés/steak à 7h du matin, un briquet Corto Maltese, les cafés de Solférino, des flashbacks, des blackouts, des bacs à linge cassés, des viviers de rires, du vin au restaurant, des nuits courtes et des doubles journées, dormir sur un comptoir de bar, un compte en banque plein de vide, des utopies irréalistes, des regrets non avoués, une culture multidirectionnelle, une complexité décalée et décadente, du Comté fruité, de la bière, une carte de cabaret Urkainien, les enfants des amis innocents qui donnent le mal de rien et le bonheur d'un sourire simple, de l'énergie puisée à un endroit inconnu, des mensonges, des coups de gueule, des coups de stress, des coups de pouce, de la Vodka Redbull, des étoiles dans les yeux, du flou, des Pringles, du Cherry Coke, un cendrier plein de mégots, des promesses non tenues vis à vis de soi-même, de la déception personnelle, de l'ambition hargneuse, vivre entouré mais seul, les appels de la nuit, vivre le moment présent, des leçons de morale, l'humanité à son pire, Wazemmes le dimanche matin, bourré souvent, niqué tout le temps, un Galaxy S2, le monde virtuel inutile, le retour aux sources indispensable, le retour à la réalité inévitable, de la moisissure dans mon café, la réglette orange fluo de mon enfance, une Leffe en bord de mer, des croissants à 15h du matin, des shooters dans le vieux Lille, 5h du matin au Kasteel avec mon couz, des soirées orientées délire avec mon frère et mes cousins, des moments de solitude obligatoires pour mon évolution, un radiateur ne réchauffant qu'une pièce, des livres d'incompris, une sale humeur déstabilisante, un réacteur à la place du cerveau, un cadavre à la place du cœur, des conseils que plus personne ne suit, une réputation assumée de bringueur, un costume sur un avocat du diable, 10 kilos en un an, un ton sérieux, de la contrainte auto-infligée, les spotlights, des habitudes, des habitués, des habitats, des habitants, l'oiseau de nuit, les cernes, l'air fatigué, le mental d'un guerrier, un urbain citadin, du travail pour oublier, des soirées pour oublier, des tentatives d'oubli, du mal à rebondir, des remontées gastriques, du Ketchup et des frites, des idées politiques difficiles, des gueules de bois, dégueule le glas, honore la réussite mitigée, du mystère pour soi-même, des antécédents familiaux, la nausée du matin, la rosée des catins, du paracétamol partout, le souffle coupé, le souffre humé, un feu sacré, de la rage contre la machine, flingues et roses, les seigneurs du sous-sol, ennemi public ou les collines des cyprès, du désir à la mauvaise haleine, l'impossibilité de me suivre, aller trop loin, aller encore plus loin, des baveurs en interne, des baffes en intraveineuse, de la codéine psychologique, fonctionner aux bris de glace, s'étaler contre une vitre, s'éclater contre un mur, se relever, saigner et continuer, des allumettes mouillées, une piscine remplie de Duvel, de l'absinthe à la paille, une Téquila suicide, le nez qui souffre, les yeux qui pleurent, une folie non quantifiable, vivre sous la pluie, périr sous le soleil, du déséquilibre obligatoire, du soutien pour les frères, du crachat sur les pertes, un monde dominé par l'argent, des principes dérisoires, payer un loyer, rentrer à quatre pattes, vomir dans son lit, oublier de quitter le monde des rêves, Peter Pan est décédé, un fair use mythologique, déglutir sa verve pour survivre.

 

C'est ma vie.

Par Busta Ja - Publié dans : [ Ecriture ] - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 23:05

Des appels manqués dans ma vie.

 

Je ne les compte plus. Mes ex doivent se reconstruire, alors que moi, je me détruis. Elles doivent avancer pendant que je m'éclate la gueule. Je ne suis qu'une ombre de moi-même, éperdue de la folie et perdue dans l'anesthésie. Quelqu'un va-t-il changer le monde ? Cela ne sera pas moi. Du premier au dernier jour du mois, je me trépane tout seul. Ma famille est dans le noir, je suis au fond de ma verve. Laissez-moi rentrer en 1998, c'était plus sympa. Manger des morceaux de haine au petit déjeuner n'est pas le meilleur des désirs. Je fais du base jump sans parachute. Être libre en se noyant dans des litres de pleurs et de Chartreuse, avec pour seule bouée un avenir inutile. Je m'excuse pour ce que je suis de manière constante, surtout envers ma propre personne. Même si j'en suis fier de temps en temps. Je joue au ping pong. Entre le bien et le mal, je ne fais que des filets. Jamais je ne pourrais faire de "Ace". Je suis Edward Nashton, je laisse des indices partout mais Bruce Wayne n'existe pas. Crime de scène ou scène de crime...

 

Invincible jusqu'à ma mort, je survis et survole. Le monde part dans un sale délire, j'y vis, j'en suis presque Roi. Des nuitées de 5h avec 5 grammes. 5 problèmes à la fois. L'aube n'existe pas chez les gobelins. Mon génie vient de la galère. Prend donc mon numéro pour me laisser pourrir parmi les autres. Sauf que je me fane plus rapidement, j'ai une conscience sadique, une compréhension autre, Cok l'a bien vu, j'ai perdu mes multiples âmes au fond d'un tonneau de cervoise frelatée. J'ai besoin de repos mais me retrouver seul avec moi-même est définitivement le dernier des supplices que l'on puisse me faire. Je ne peux plus dormir, Morphée veut divorcer de mes nuits parce que je rentre trop tard le soir. Je me vois me désosser, Dexter m'a pris sous sa coupe. Je me force à comprendre mais n'y arrive jamais, j'ai des trous dans la tête. Le monde est absolument horrible. La marche de l'Empereur ne sera plus la même. Je suis sur un manège mais il est trop facile d'attraper le pompon. J'y reste éternellement. Et cela tourne de plus en plus vite. Je me suis habitué à avoir la gerbe à force de faire des ronds. Tout cela ne me fait plus rien. Tourne, tourne. Suivre le mouvement de ma vie te donnera le tournis. Mes douleurs intercostales me rappellent mon humanité. Le mélange de paracétamol et d'alcool me filera un ulcère mental. La déception est inaliénable.

 

Je vis en checkant la merde qui se trame autour de moi et je n'aime pas cela. Tout le monde se pète le cerveau pire que moi mais laissez-moi porter la misère du monde et vivez donc heureux. Tranchez-moi le foie et ma foi une fois pour toute puis vivez en paix. Chacun porte sa croix et personne ne fait d'effort. Un monde fait de bouffe à volonté pour combler les manques que l'on nous inflige. Je vis l'ultimatum personnel. La fumée dans mes poumons ne veut plus de moi, elle s'en va. Comme les femmes, les potes qui se rangent et les désirs d'avenir. Je connais peu de personne aussi finie que moi. J'en connais un minimum et elles savent ce que j'endure. Des nuits de bar en bar, de barres en barres, de mal en mal. Cela m'empêche de voir les appels. Je les manque. Je ne peux plus saisir les bonnes opportunités car je suis paumé dans mon propre cheminement malsain. Mes vieux homies ne peuvent pas être fiers de ce que je suis.

 

Toute la nuit, toute la vie, entouré d'alcool et de têtes. De déesses et de perles sans envie. De pertes et de subtilités. De musique et de frustration. De mouvements immobiles et de délices laxatifs. Des alertes, des S.O.S. futiles et des possibilités outrancières. Rendez-moi mes 7 ans avant que j'appelle la Police, ce n'est plus drôle maintenant, cela fait 20 ans que j'attends en vain. J'en ai marre de me frapper en solo, mais j'ai mes raisons : je n'aime pas vraiment le mec dans ce miroir. Puis casser un miroir ne me fait plus peur, j'en ai pour plus de 7 ans de malheur. La vérité viendra de la personne qui me comprendra, qui captera que j'ai besoin de temps mais le temps n'existe plus chez nous; ou alors il est trop onéreux. J'ai besoin d'avancer dans ma propre merde et j'ai besoin de ma liberté. Donner de trop n'est pas la solution, je ne donnerais donc plus rien. La femme qui comprendra cela, qui m'attendra à point nommé, sera la plus heureuse de la planète lors de mon réveil final. Marre de me faire traiter comme une merde. Allez vous faire sauter, moi je me contenterais de me faire sauter le crâne à coup de shooter de Vodka. Tout cela n'est que futilité. Personne ne peut compter sur personne de nos jours. Alors il vaut mieux manquer des appels plutôt que de se sentir offusquer.

 

Dans la joie des appels manqués.

Par Busta Ja - Publié dans : [ Ecriture ] - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 19:52

Choisir de foncer avec la certitude d'être assez fort pour définitivement tuer tout le monde. 2011 était à 1000 kilomètres à l'heure. 2012 sera à la vitesse de la lumière.

 

Mes ex me disaient que j'étais immature, mauvais ou stupide, alors je les laisse aller avec le prochain mec en liste. Elle ne me connaissent pas réellement. Elles n'ont pas pris le temps pour ça. J'ai mis 26 ans sans réussir cela. Je ne sais pas trop ce qu'elles deviennent. Peut-être avaient-elles raisons. J'aurais toujours de la Vodka Russe dans un shooter ou de la bière Belge dans ma chope, des cernes et des problèmes à régler avec moi-même. Tout le monde peut niquer tout le monde comme dirait mon cousin et ça marche dans tous les sens : physique, mental ou moral.

 

Au fond d'un gouffre, je m'éclaire à la lueur de ma cigarette et de mon inconscience. Le XVIIIe siècle européen n'est plus, c'est pour cela que nous sommes tous dans l'obscurité ? Encore faut-il pouvoir le comprendre.

 

J'essaie d'expliquer que le temps répare tout mais personne n'est patient. Alors je me détruit dans la Very Fast Life. Une vie d'alcool, de fête, de manque de réflexion pour zapper, oublier, tuer le temps. Il me faudra un lavage de cerveau mais ma machine à laver ne côtoie que mes chemises sales.

 

Il parait qu'il faut cesser la mascarade. Sauf que la mascarade n'existe pas quand on est perdu. M'achever comme cela n'était pas la meilleure méthode pour me remettre dans le droit chemin. J'y pense souvent. Me traiter d'hypocrite lors que je m'ouvre, laissant mes doutes et mes peines à découvert... Si cela peut vous reconstruire, la perte d'intégrité et de crédibilité ne sont pas si grave pour l'Humanité, en vivant dans le faux.

 

Trash talk. Être infoutu d'attendre que les situations se débloquent. Les gens sont des enfants de 7 ans trop gâtés. Tout, tout de suite. Je me contente de les observer. Des parcs aux boîtes de nuit. Je regarde et ne sais pas toujours où me placer. Parfois, mon comportement me fait peur mais c'est réellement le dernier que je n'avais pas testé. J'ai tout fait pour que mon microcosme fonctionne et je suis mort 17 fois. La dernière résurrection fait que, paradoxalement, je me tue tous les soirs pour éviter un renouveau foireux.

 

Dis-moi ce qui est vrai. Dis-moi où je me suis planté. Dis-moi où tout cela me mène. Dis-moi que la vérité est à l'intérieur de chacun. Dis-moi que je ne me trompe pas. Dis-moi.

 

Une mascarade avec moi-même dans une vie trop fulgurante.

 

Je n'ai pas de plan.

 

Very Fast Life.

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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 21:26

Dans le tourbillon des relations humains, la relation homme-femme est sûrement la plus difficile à appréhender. Bâties dans le manque de repères, les nouvelles générations se perdent dans les déviances multiples et les mélo-drames au lieu de se contenter d'un bonheur simple. Peut-être que la facilité effraie tout le monde ?

 

Tentative de raisonnement.

 

Plus personne ne sait ce qu'il veut; donc les expériences sont de plus en plus hardcore. Il y a incompréhension due à un manque d'équilibre, c'est courant. Il y a des doutes perpétuels. Tout le monde veut la perfection en face de soi. La fuite dans le sexe, l'alcool ou autres vices en cas de coup dur. Histoire de zapper, de se foutre le cerveau en l'air. Pour ne pas se foutre en l'air réellement. Mais où va le monde ? Les individus ne se comprennent plus, les hommes et les femmes ne se comprennent pas.

 

Attendre une évolution ou un changement est devenu un concept futile car obsolète; le temps est inexistant dans notre société. La populace court partout, tout le temps, pour toujours désormais. Prendre du temps pour soi est presque devenu un luxe. En tout cas, cela nécessite un sacrifice.

 

Combler le vide est fashion et réfléchir has been. La génération Kleenex1 n'est pas patiente, elle utilise éventuellement et jette systématiquement. Les trous dans la tête en guise de cadeau divin, chacun guide sa pirogue dans l'Amazone déchaîné. Sans rames. La chute sera rapide.

 

S'écouter est devenu futile, le vacarme est constant, personne ne s'entend parler. D'ailleurs, personne ne le désire plus. Un tas de Beethoven sans talent composant des symphonies merdiques sur des portées sinusoïdales. A part le code de la route, rien n'indique comment piloter sa vie pour les nouvelles générations. Pas étonnant de voir des mauvaises conduites et des gens qui perdent le contrôle. Tout le monde fonce sur l'autoroute en pleine nuit. Sans phares allumés, en pleine panne électrique mondiale. Personne ne veut du futur. Car tout est flou, un vil brouillard récurrent.

 

Le GPS n'aidera personne. Perdu pour perdu. La voix du boitier, remplaçant la conscience, est celle du mauvais goût et des choix malsains. Une fosse septique de camping discount suspecte. Dans une fosse, sceptiques. Noyé dans la merde jusqu'à la glotte, s'en sortir dans l'égoïsme, l'individualisme est un choix obligé. Dégueulasse mais obligé. Se préserver des autres, et/ou de soi.

 

Voguer entre la vie épicurienne et la nostalgie pseudo-latente est un leitmotiv que beaucoup pense cadavérique. Mais c'est faire fausse route. Faire la fête avant de pleurer seul dans son coin puis recommencer. Les violons accompagnent ce bal lugubre. Tantôt jovial, tantôt macabre. Il a fallu quelques décennies pour foutre en l'air tant d'évolution humaine. A force de vouloir faire de plus en plus fort, l'Humain s'est retrouvé à se mordre la queue, à se planter de voie. Et à l'allure où il va, c'est difficile d'espérer un retournement de situation.

 

Et dire que je suis pris au piège avec tout le monde...

 

 


 

 

1. Cette expression vient d'un de mes professeurs de Français, en 2002. Il nous expliquait que notre génération - à savoir la "Y" - est la génération Kleenex : on prend, on consomme, on jette. Appliquée partout. J'ai gardé son concept, le trouvant très cohérent.

Par Busta Ja - Publié dans : [ Ecriture ] - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 17:34

Je ne fais plus de résolution pour la nouvelle année depuis 2 ans, je crois. C'était inutile, je n'en tenais que la moitié.

 

Par contre, je peux faire une analyse de mon année passée. Qui n'est pas trop décevante, finalement.

 

Points positifs :

 

- Retrouvaille avec le Major, un vrai type et ça c'est mortel;

- Des rencontres sympathiques (dont mon pote Trutru, un mec en or);

- Le retour de mon cousin Julien sur Dunkerque, même si c'est un mal pour un bien;

- 15 jours de vacances à Mallorca avec El Jefe et Pau;

- Les bars de Lille Solfé/Masséna et quelques bonnes découvertes dans le vieux Lille;

- Bourré au moins 150 jours dans l'année;

- Des grosses teufs de ouf et quelques "Busta Carnages";

- Des soirées improbables avec mes couz;

- Le double album de Lesly Ja / Djam-L;

- Week end clip de Lesly Ja / Djam-L excellent;

- Des soirées Hip-Hop balaise avec la famille sur Dunkerque;

- Des concerts terribles (Lesly Ja, Onyx, Bloody Beetroot, etc.);

- Un FOSDEM avec Kurt sur Bruxelles mémorable;

- Des rencontres VIP (Beigbeder, Bourgoin, SoulKast, etc.);

- Début de mon mode "tatouage";

- Le mariage de mon 2e cousin Julien (non, tous mes cousins ne s'appellent pas Julien);

- Une année avec des projets très intéressants et des responsabilités motivantes dans mon travail;

- Deux semaines intenses de taffe à Kiev.

 

Points négatifs :

 

- Peu de clips, faute de temps et non d'envie;

- Deux ruptures et donc galères sentimentales dans l'année;

- Moins de bars sur Wazemmes;

- Des cernes;

- Quelques gros doutes et bads.

 

Bon, j'ai du oublier des choses. C'était une bonne année. :)

Par Busta Ja - Publié dans : [ Classique ]
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Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 22:23

Il est tôt dans la nuit et demain matin je repars à Kiev pour le travail. Avancée pour moi, réelle et une fierté. Me revoici dans une phase d'introspection, j'ai toujours été seul quand les grands moments de la vie se déroulèrent. Je veux dire seul car célibataire. Je consomme plus de clopes qu'à l'habitude, j'ai tisé beaucoup d'alcool ces deux derniers mois, j'ai vu le monde s'écrouler et je ne veux qu'avancer dans ma putain de ligne directrice à 4354 à l'heure. Ne plus avoir de limite(s), tel est mon chemin de vie.

 

En observant le monde de plus près, la décadence de l'Humanité ne fait que croitre. Les divorces, les couples qui se brisent, les faux semblants, les gens qui se gavent sur la gueule des autres, les guerres, l'idiocratisation... Faits divers et divert-issants.

 

Être un loup est désormais le seul moyen de réussir. Ne pas laisser sa place. Les principes se barrent, les normes ont pourri la populace, les jeunes se suicident et les vieux se morfondent dans le passé. Des personnes deviennent populaires à cause de la sacralisation des médias et non par leur talent. Un être stupide peut parfaitement faire tourner le monde pendant qu'un érudit va préférer devenir ermite pour ne pas polluer l'air de son savoir. Tout est déjà pollué, par toutes les industries diverses : chimiques et de divertissement. Vendez, achetez, observons les fautes et comptons les points pendant que les Lumières de la ville éclairent la chute de l'Empire.

 

Oui, monsieur, l'asphyxie est proche, peut-être trop. La TV a remplacé Dieu, Dieu a été remplacé par les média. Et personne ne peut se passer d'une prise d'électricité (contrairement à celle de conscience). Personne ne veut débrancher tout cela une fois pour toute. Il est trop difficile de comprendre ce qu'il se passe. Les humains ne pensent pas mourir, tout le monde se croit immortel. La religion a promis une vie éternelle pour qu'ils gardent un espoir. Peu s'imagine un blackout. Tant mieux, cela permet de les canaliser un minimum. Se lier à quelqu'un est beau mais n'est pas infini. Prier ne vous sauvera pas. Adopter une crème antirides ne vous empêche pas d'avoir une fin.

 

Quelle sera la réaction du monde si un jour, on lui disait "A la fin, il n'y a rien. C'est absolu, c'est sûr, aucune discussion possible." ?

 

L'anarchie, un manque d'organisation, des meurtres, de la violence. Les gens sont des moutons. Savoir les manipuler est un pouvoir.

 

Avant que la nuit s'achève, faut-il espérer ?

Un sursaut de réussite ou de catastrophe ?

Un regain de sagesse ou un Colombine mondial ?

 

Quoiqu'il en soit, la vérité se trouve dans un de mes propres apophtegmes.

 

 

Par Busta Ja - Publié dans : [ Ecriture ] - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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