Trop de blackouts inévitables en quelques mois. Trop d'alcool.
Mes deux litres de Rince-Cochon par jour n'ont rien résolu, ils m'ont juste autorisé à couper mon cerveau quelques heures. J'en avais besoin pour trouver la paix avec moi-même. Ce n'était pas gagné, mais j'ai réussi mon pari : un marathon hardcore de bar en bar pour finir complétement bourré.
Mon compte en banque a fait un arrêt cardiaque, je me suis pris une claque. Prise de conscience.
J'ai revu une ex et cela m'a fait du bien, j'ai enfin accepté une chose : il fallait reprendre ma vie en main. Prise de conscience.
J'ai réussi à faire le deuil de mes relations précédentes après beaucoup de mois d'introspection douloureuse. Désormais, je n'ai plus besoin de picoler à mort pour zapper mon existence. J'assume toute la merde que j'ai fait, des pertes d'intégrité en passant par la gerbe du matin avant de partir travailler. Des bourrages de gueule hardos aux notes de 40€ d'alcool en semaine. Des excès en tout genre. En passant par la destruction physique.
Pendant six mois, j'ai niqué ma santé et mes deniers dans les bars pour évoluer. Je ne regrette rien, il fallait mourir pour revivre.
Je vous le dis, cela fait partie de ma vie mais je n'ai plus l'envie. Ces quinzes derniers jours, j'ai stoppé les conneries mais j'en avais besoin pour me retrouver et être bien à nouveau. A un
moment, il y a des choses qui ne t'amusent plus. Avoir des remontées gastriques à 8h30 dans le métro. Se retrouver complétement perdu en boîte de nuit et faire n'importe quoi. Dégueuler des
gerbes de feu, de sang et d'alcool.
Bonjour, j'ai pris un niveau en matière de sagesse.
Là, je me sens vraiment bien. J'arrive à bien mieux relativiser qu'avant.
J'arrive à avoir 7 ans et 150 ans en même temps : je défie quiconque d'y arriver.
Est-ce cela être adulte ? Avoir des réponses tout en gardant un minimum son âme d'enfant ?
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