Wutchup !

Il fallait que ça change.

 

Je suis Busta Ja.

 

Les délires de psychopathe ont laissé place à des écrits d'adulte responsable et névrosé. Ce blog retranscrit ma conception du monde et décrit les émois d'un mec du XXIe siècle, avec ses coups, ses blessures et, parfois, ses rêves.

Whurz Da Shit ???

Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 15:10

Trop de blackouts inévitables en quelques mois. Trop d'alcool.

 

Mes deux litres de Rince-Cochon par jour n'ont rien résolu, ils m'ont juste autorisé à couper mon cerveau quelques heures. J'en avais besoin pour trouver la paix avec moi-même. Ce n'était pas gagné, mais j'ai réussi mon pari : un marathon hardcore de bar en bar pour finir complétement bourré.

 

Mon compte en banque a fait un arrêt cardiaque, je me suis pris une claque. Prise de conscience.

 

J'ai revu une ex et cela m'a fait du bien, j'ai enfin accepté une chose : il fallait reprendre ma vie en main. Prise de conscience.

 

J'ai réussi à faire le deuil de mes relations précédentes après beaucoup de mois d'introspection douloureuse. Désormais, je n'ai plus besoin de picoler à mort pour zapper mon existence. J'assume toute la merde que j'ai fait, des pertes d'intégrité en passant par la gerbe du matin avant de partir travailler. Des bourrages de gueule hardos aux notes de 40€ d'alcool en semaine. Des excès en tout genre. En passant par la destruction physique.

 

Pendant six mois, j'ai niqué ma santé et mes deniers dans les bars pour évoluer. Je ne regrette rien, il fallait mourir pour revivre. Je vous le dis, cela fait partie de ma vie mais je n'ai plus l'envie. Ces quinzes derniers jours, j'ai stoppé les conneries mais j'en avais besoin pour me retrouver et être bien à nouveau. A un moment, il y a des choses qui ne t'amusent plus. Avoir des remontées gastriques à 8h30 dans le métro. Se retrouver complétement perdu en boîte de nuit et faire n'importe quoi. Dégueuler des gerbes de feu, de sang et d'alcool.

 

Bonjour, j'ai pris un niveau en matière de sagesse.

 

Là, je me sens vraiment bien. J'arrive à bien mieux relativiser qu'avant.

 

J'arrive à avoir 7 ans et 150 ans en même temps : je défie quiconque d'y arriver.

 

Est-ce cela être adulte ? Avoir des réponses tout en gardant un minimum son âme d'enfant ?

Par Busta Ja - Publié dans : [ Ecriture ] - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 21 mars 2012 3 21 /03 /Mars /2012 23:35

Je crois que les générations que me suivent ont oublié de prendre le libre arbitre en compte. Ils sont toujours assisté, quoiqu'il se passe. J'ai eu de la chance de pouvoir encore prendre mes propres décisions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises; même si un oeil avisé me conseille sur ce que je pouvais faire. Je ne supporte pas d'être guidé dans des directions si je n'en ai pas l'envie. Même si cela peut me niquer. Je suis entre une génération de démerdards et une génération de guidés.

 

Donc par défaut, je ne sais plus où me situer dans tout ce bordel. Nulle part. Ma vie entre deux lignes, deux technologies, deux extrêmes : les normes et la mort. Les gens flippent quand je leur dis que je ne crains plus grand chose mais c'est tellement vrai. Je suis un entre-deux, en fait. Je ne fais pas ce que l'on me dit dans ma vie privée mais je suis capable d'obéir dans ma vie pro. C'est cela qui me fait avancer. Je suis très niqué mais pas trop, finalement. Je suis un ange-gardien sans trop l'être. Qui suis-je, après tout ?

 

Un double de moi-même, un être fini, une sorte de sosie de ma personnalité ? Peu importe, je suis déjà plus que d'autres.

 

Je suis capable de me foutre dans des situations chelous, je suis un niqué de la génération Y.

 

Putain mais qui sommes-nous, tous ?

 

Mon libre arbitre m'a dit que je n'étais rien. J'agis donc en tant que tel.

Par Busta Ja - Publié dans : [ Ecriture ] - Communauté : objectif Nord
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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 19:05

Vivre dans les blackouts, c'est marrant un moment mais pas tout le temps. J'ai eu de la chance de ne pas dégueuler ma vodka dans mon café ce matin. Je crois que c'est l'expérience. Bref, je m'en balance un peu.

 

Avant, mon appartement sentait la lessive. Désormais, il sent la cigarette. Appelons cela de l'évolution. En plus y'a des araignées au plafond (j'hésite à préciser que cela est valable dans tous les sens possibles).

 

J'aime bien la fumée d'une cigarette. Je me dis qu'elle est libre. La cigarette est comme la vie. Tu l'allumes, tu la grilles en 5 minutes, et tu la jettes comme une merde. Pensez à moi quand la voirie ramassera tous ces cercueils qui dégueulassent la rue.

 

Les cadavres s'empilent dans mon appart après une bonne soirée. C'est moins le cas quand je traine dans les bars. Je pense que cela doit être pour esquiver la culpabilité. Depuis le temps que j'ai le cerveau qui tourne de travers.

 

Cela fait 1000 vies que je brûle et j'ai du mal à me souvenir de ma période égyptienne. J'ai compris que j'étais adulte quand j'ai commencé à aimer porter un costume et des chaussures de ville pour aller travailler. Plus personne ne me dit "Jeune Homme", je suis passé à "Monsieur". Quand j'ai vu que j'avais une barbe après être resté 2 semaines sans me raser, c'était fini pour moi. Je suis passé du parc dans un café au bar. Il a fallu 25 ans pour faire tout ce chemin. Oui, je suis un enfant de café de campagne. Oui, je suis un pilier de bar.

 

J'ai les meilleurs parents du monde. C'est un couple parfait. Je ne pourrais jamais reproduire ce modèle, je suis trop centré sur moi-même. J'ai arrêté de jouer aux Lego pour jouer avec mon égo. J'ai peur d'en demander trop, des grosses exigences. C'est ennuyant.

 

Cela fait 3 mois que j'ai oublié ce qu'était une femme. Au lieu d'incinérer mon passé sentimental, j'ai choisi de l'enterrer. Un bien mauvais choix, le retour des zombies est effectif après quelques litres d'alcool et un oubli de cerveau. C'est débile mais pourtant, j'essaie de relativiser mais cela doit être trop profondément ancré dans mon cerveau. Ou encré, et dans ce cas-là, c'est flippant. Alors j'explose le fond avec des shooters et tout remonte. Avec ma gerbe. Quelle plaie. Yahvé m'en infligera-t-il d'autres ?

 

Cela tombe bien, je suis seul maître de ma cigarette.

 

Certaines personnes pensent que j'ai toujours été un gros niqué, c'est drôle parce que mon cerveau a réellement commencé à déconner à 20 ans.

Par Busta Ja - Publié dans : [ Ecriture ] - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 23:03

Les expériences détruisent les gens et c'est pourtant cela qui les fait avancer. A croire que le monde deviendra fou avant l'heure. Enfin, le réchauffement climatique nous aura probablement avant. Ce n'est pas la peine de mettre au monde des humains, si c'est pour les éduquer connement. Qu'ils aillent se faire voir dans le BigDil avec leur future vie de trépané.

 

L'Homme vit comme s'il avait fini dans la gorge d'une pute payée en Ticket Restau.

 

Les lignes d'écriture pour rien. Regarder au fond des gens me renvoie à moi-même. Tout se dégrade. J'hésite à préparer des faire-parts pour notre autopsie commune. Je m'excuse d'avoir du panache parce que les types que je croise dans la rue manquent sérieusement de charisme. Les stigmatisés de la vie qui ont compris se retrouvent dans une mare aux connards. Des lions vivants parmi des fourmis géantes.

 

Porter des lunettes de soleil. Non à cause de la lumière resortant de l'Humanité mais pour cacher les cernes dues à la fatigue, à force de les écouter.

 

J'explique ma calvitie : je m'arrache les cheveux à force d'écouter leurs dé-raisonnements.

 

Du coup, il faut jeter son cerveau et ses nerfs au fond d'un océan d'eau Russe et de jus de Taureau. Il n'y'a pas que dans les cinémas 3D sans lunettes que l'on voit trouble. C'est inutile de balancer des satellites si tu dois vivre avec l'équivalent de 2,21 planètes, Humain. Après, t'es tellement en flip que tu recherches des Super Terre. Mais MERDE, en 100 ans, t'as pas été foutu de gérer TA planète. Crois-tu repousser le problème si facilement ?

 

Puis les genres ne s'entendent plus. J'ai compris que certaines meufs étaient des morues quand j'ai vu leur gueule de raie. Puis les autres sont blasées d'avoir rencontrés que des specimens addict à la connerie. Tourner en rond c'est marrant, parfois. On se mord la queue.Un truc sexuel, encore.

 

Ils veulent faire parti de l'élite. Elite de quoi ? Perso j'ai jamais adhéré aux castes-couilles. La junk cul-ture, c'est une éjaculation faciale de conneries télévisuelles avalée comme dans un porno discount tourné au coin d'une rue. Plus c'est crade, plus ça vend. J'ai un concept merdique pour devenir milliardaire : un film où les actrices sodomites chaufferaient des espèces en voie d'extinction genre carcajou ou chaudronnier.

 

Pendant que le monde pense à se fondre dans les codes de la normalité, la vie se consume comme une bougie. Je m'en fous, tout le monde va crever de toute manière, et ça me rassure. Finalement, elle est là, l'égalité. Riche, jeune, vieux, pauvre, niqué : la mort est notre lieu commun. Si le but est de finir glorieux, vos glorioles me filent vraiment la gerbe. A moins que ça ne soit les litres d'alcool. Peu importe la fin, elle est là et il faudra peut-être que les gens se mettent ça dans le crâne au lieu de vivre comme McLeod. C'est plus facile de se dire qu'il y a une vie après la mort...

 

Regardez comment je suis supérieur : tous les jours, je me dis qu'il y a une mort après la vie.

 

Quand un des miens va mal, je vais mal. J'ingurgite le mal des autres pour éviter mes maux. Et mes mots.

 

Je dégueule une part de vérité qui dérange et je dérange par ma vérité. Vécu à la con, j'aimerais revivre l'âge du fétus mais c'est fini. Sauf la mort et le black out m'amènent à la fin du début. Je suis devenu un connard hédoniste et tous les jours de ma vie, je me demande si je ne suis pas une merde infinie. Ce que beaucoup oublie de faire.

 

Ne laisser tomber personne même si les autres peuvent me laisser tomber. Les autres font ce que tu es. Mais la réciproque se meure dans un amas de cendre.

 

Par Busta Ja - Publié dans : [ Ecriture ] - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 6 mars 2012 2 06 /03 /Mars /2012 22:12

C'est toujours la même digression. La digestion noctambule depuis des lustres alors que ça ne fait quelques mois que la faute se lit dans les consciences, finalement. C'est comme s'il n'y avait plus que cela. Avec des tonnes de remontées du temps passé. Les bancs près de la fac à voir du vent passer entre les lèvres étaient aussi importants que l'attente de l'évolution positive de l'Humanité. En fait c'était stupide d'attendre. 

 

Qu'est le plus douloureux ?

 

Le monopoly de la vie sans toutes les concessions désirées ?

 

Observer le monde détruit l'être au fur et à mesure. Vouloir esquiver la facilité des moutons de Panurge, suivant des modèles pour un bonheur factice, est horrible. Survivre à cela est une épreuve de tous les jours. A un point tel que l'on s'y perd, corps et âme. Encore faut-il avoir su garder son âme de côté. Quand on ne sait plus quelle est la carapace que l'on porte, on meurt. L'être se fond dans des images fausses et la distinction entre le vrai et le faux n'est plus.

 

L'observation de la meute noyée dans sa merde. Peut-on faire don du sang avec le sang que l'on crache le matin ? Se faire traiter de poivrot heurte à mort forcément... Merci pour tout, merci pour tous. Seuls les authentiques ne laissent pas crever ses pairs la gueule sur le sol. Ils restent là, en soutien et ne s'enfuient pas. Ceci est valable pour tout le monde. Les couples ne survivent pas plus de quelques années, tout effort est inutile. Vouloir s'enfuir est peine perdue.

 

L'arche de Noé ne prendra personne à la fin du cycle. Pas même Noé lui-même.

 

La prochaine guerre ne se fait pas entre race. Ni entre religion. Elle se fait entre genre...

 

L'image actuelle de la société est celle-ci : un être seul dans un désert de personnes. Il meurt en regardant les autres se mésentendre. Il brûle de toute part. L'apocalypse incarnée par désarroi.

 

Vivre sur les plages de son enfance.

 

Mourir à la naissance.

 

Qui sont les autres ?

 

Merde... Noyé d'avance par le Déluge.

Par Busta Ja - Publié dans : [ Ecriture ] - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 22:00

C'est la quatrième fois et encore une fois, il parait que tu es un homme immature. Il ne faut jamais prendre en considération les idées quand cela vient d'une personne trop versatile. Tout se sait alors il faut brûler les conseils donnés, le monde de la nuit t'appartient. Donc écoute, constate, sois déçu. Même les larmes sont de feu et de fer.


Tels Brel, Gainsbourg, Hemingway, Vian, Beigbeder, tourner en rond dans les bars, les pubs et les boîtes est ton calvaire mais cela veut dire que tu es grand, tu es niqué, ton âme se fume dans les airs. Cette fois-ci, la santé se barre avec une rhinopharyngite et un découvert. En plein dans la gueule, histoire de te dire "Hey, ducon, ça te dirait pas de te calmer ?" mais où est l'envie de changement ? Où est le bon ? Où est le mauvais ? Le ciel est bleu dans les rêves. L'été arrivera bientôt.


Pourquoi les gens ont-ils besoin de prodiguer des conseils ? Personne ne pense à écouter, se sentir bien ne dure que quelques jours au mieux alors le monde profite, le monde viole. Les gros kiffes d'épicuriens te suffisent. Omission des contraintes mais les limites sont déjà dépassées. Depuis longtemps. C'est parce que tu évolues vite. Trop vite mais tout le monde le sait. La force est gyroscopique. Perpétuelle. Magnifique. Folle. Infinie.


Retenir trois règles pour avancer :


1) Les gens sont souvent inutiles.

2) Il te faut 3 minutes pour analyser une personne.

3) Tu restes invincible jusqu'à ta mort.

 

Alors tu restes dans ta cuisine en train de bader en attendant que ton plat de pâtes cuise. Tu te demandes où tu vas. Ta famille te manque. Tu te poses que des questions. Tu ne vois plus le ciel bleu. Tu vis la nuit. Tout est sombre comme dans ton cœur. Personne ne te régit. Tes règlements de compte sont horribles à supporter. Tu voudrais bien qu'une nana te soutienne mais c'est la défaite, tu les perds toutes. Désormais, les brunes t'accompagnant sont des bières, les blondes des cigarettes.


Tu as l'impression d'être trop haut, d'observer ce monde du toit d'un immeuble. Et à chaque instant, il faudrait sauter pour t'écraser au sol. La déception est ton amie, la haine ta pute, la mort ta logique.

 
"Je bois
A trop forte dose
Je vois
Des éléphants roses
Des araignées sur le plastron
De mon smoking
Des chauves-souris au plafond
Du living-room"

Par Busta Ja - Publié dans : [ Ecriture ] - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 22:33

Des années sont passées depuis l'époque des cheveux blonds. De l'eau a coulé sous les ponts et je viens de me réveiller après cinq ans de cuite. Les jeux d'enfants sont loin maintenant. Je me souviens qu'à l'époque, les parties de Mario Kart 64 et de GoldenEye en mode "Licence to kill" avaient plus d'importance que n'importe quoi d'autre, que le monde qui nous entourait. Je revois mon frère et mes cousins sur le lit de ma grand-mère, tapis brodé avec une scène comportant un agneau et un lion accroché sur le mur, devant une télévision 36cm à écran cathodique. Ecran splitté en 4. Des manettes bicolores. Des éclats de rire. Le coup du "on mélange les 25 milles jeux pour en choisir un" et finir avec toujours avec le même à la fin. Entouré des souvenirs de famille. Une photo dans la cour de l'ancienne maison de mes grands-parents datant de l'époque de X-Files et des géants donateurs de Coca. Rare photo avec toute ma famille d'ailleurs. Dans la chambre, le reste n'existait pas, nous étions dans le délire. Seuls éléments qui pouvaient entrer dans notre bulle : Papy qui amenait du Coca et Mamy qui nous offrait des éclairs au chocolat (mangés en 6 secondes). Les femmes ne nous avaient pas encore irradié le cerveau. Tout ce que nous voulions, c'était être ensemble. Avec mon frère Mike, nous attendions mon cousin Ju chez mes grands-parents avec impatience. C'était juste la tristesse quand il n'arrivait pas. C'était juste le sourire immense quand il arrivait enfin. Juste parce que ces moments étaient uniques. Cette période est légendaire. J'ai gardé les carnets où l'on notait des anecdotes en 2000. Une vraie source quand on veut revenir à la réalité.

 

Les premiers moments de grosses découvertes rapologiques, c'était avec Julien. Une cassette des meilleurs clips, c'était de Julien. Un mariage avec des types un peu bêtes mais marrants et un vieux qui dit "Hé, toi le blondinet"; le blondinet, c'était Julien. Des délires au Courghain sur le terrain de foot, c'était chez Julien. Des ducasses dans la ville de Tonton René, c'était dans une auto-tamponneuse avec Julien. Le tournage des premiers Bob et J-C, c'était par Julien.

 

Je lui dois beaucoup. Beaucoup, vraiment.

 

J'ai eu le temps de devenir un être à carapace en quelques années. Les carapaces rouges m'ont toujours été destinées. Rares sont les gens qui comprennent pourquoi je suis devenu trash. Pourquoi je suis brutal et crade dans mes propos. Pourquoi je suis devenu l'inverse de ce que je voulais être en 1998. Mes treize ans et la naïveté sont décédés. L'alcool et le tabac n'étaient pas au programme. Mon cousin Ju fait parti des rares qui me connaissent réellement. Un bon. Un vrai, tout comme mon frère. Les quelques années où il a choisi de mener sa barque sont passées à la vitesse de la Lumière, je n'ai pas compris et j'ai du prendre conscience d'un fait : il allait construire sa vie et il était fort probable que je pourrais plus jamais passer des moments aussi intenses avec lui. Cela m'a fait un gros trou dans le cœur mais il fallait s'y faire et je m'y suis fait. Je capitalisais sur ma future vie de couple, lui aussi, pendant ce temps-là. Mais tout s'est écroulé si rapidement. Ce qui est fort, c'est de contempler les membres de ma famille appartenant à cette génération. Tous cassés par la vie, avec des similitudes. Les années passent mais finalement, les repères d'antan seront mes appuis à mort. Des enfants du même sang, ayant des expériences différentes, qui convergent. La force, c'est de rester unis malgré le temps qui passe, au delà des épreuves. Le jour où il est revenu, j'étais triste et heureux. Triste de le voir mal et dans l'échec mais heureux de savoir que l'on allait revivre des aventures ensemble. Julien est un de mes rares repères dans mon obscurité et j'en suis fier. Et je sais que les repères, chez moi, il y en a plus trop...

 

Julien, c'est mon cousin mais je le considère comme mon frère. Des moments d'anthologie à Wormhout aux soirées au Kasteel en passant par les parcs d'attraction ou la foire de Dunkerque. Que de moments véritables que l'on a passé. Que de bonheur que l'on éprouve ensemble. Aux délires que l'on vivra dans le futur. Julien, on se comprend.

 

Mes épaules sont là pour te soutenir si tu en as besoin. Et tu le sais. Après toutes ces années, de plein, de vide, tout est resté identique finalement. A part quelques poils en plus ou en moins sur le visage, l'intérieur ne bougera pas.

 

L'âge n'est qu'un nombre. Après tout, nous sommes restés les mêmes enfants sur le lit de Mamy.

 

Par Busta Ja - Publié dans : [ Ecriture ] - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 22:17

Définitivement, il est plus facile de se laisser pousser des cornes plutôt que de sentir couronné d'une auréole. Oscillation de la vie entre le bien et le mal. Un mauvais film, le mal l'emporte trop souvent même dans les batailles internes. C'est une destinée futile. Le mal, le bien. Tout ça n'est qu'un paradoxe humain. La victoire sera pour le bon un jour, puis pour le moins bon un autre jour. Le mouvement perpétuel existe-il ? Oui, il est là, à l'intérieur de l'homme. Une énergie infinie entre ces deux tendances diamétralement opposées mais toutefois, si proches. Ce qui est moins drôle, c'est de se retrouver entre deux eaux.

 

Perdu dans le Styx.

 

Si l'humain trace comme un diablotin, est-ce parce qu'il sent le Cerbère derrière ses pas ?

 

Petit, on nous dit de rêver. De croire en soi. Enfin, ces moments d'espérance s'éclipsent, comme cela, pour rien. Le constat sera morose par la suite. Surtout quand on décide de sortir un peu des codes pour réfuter un bonheur inventé. Quand un être comprend que c'est foutu à force de déception, il se noie dans un énorme fossé. Celui qu'il a creusé lui même, jetant profondément ses illusions et des songes. Souvent, il trébuche.

 

Se retrouver embourbé dans sa peine avec une impression d'infini. Se morfondre à mort sans réussir à oublier l'échec. Se servir de ses expériences pour se construire. Se détester pour se venger. S'aimer pour se rattraper.

 

Le sort en est jeté mais le dé est pipé.

 

Le problème de l'être humain, c'est qu'il est conscient d'être. Il sait qu'il existe mais ne sait pas bien pourquoi. Quand il se plante, il le perçoit. Quand il réussit, il le perçoit également. Mais ne prendre le positif et oublier le reste, est-ce une solution ? En général, il est plus facile de prendre le négatif pour ne plus se perdre, garder les expériences mais c'est un vrai piège. Un piège obligatoire. Même dans la réussite, les problèmes existent. Le bonheur est si éphémère, discontinu, désordonné. Le bonheur est un papillon. Il s'envole, il est beau mais a une durée de vie faible. Puis un jour, l'homme décide de détruire son habitat naturel pour créer des zones artificielles. Et les papillons s'éteignirent.

 

Du bonheur sous-vide, prêt à consommer. Un goût dégueulasse mais il se conserve plus longtemps. Enfin, sauf une fois l'emballage ouvert. Là, il reste trois jours avant de pouvoir le jeter. Le temps de la salaison, plus naturelle, est fini.

 

Fini. Comme l'humain.

 

Cela devient difficile quand l'animal social capte qu'il va mourir un jour. Il sait qu'il ne sera plus. D'ailleurs, avant la naissance, qu'était-il ? Puis soudainement, il est devenu un tas de cellules conscient d'être un tas de cellules. C'est réellement étrange de savoir que l'on ne vient de rien, sinon de la mitose d'une cellule. Mais qu'était donc la première cellule originelle ?

 

Pour palier à cela, il faut briller pour être quelqu'un. Se construire est une option, il faut désormais montrer. La voie céleste se ferme à la première occasion. Le dessein funèbre est plus facile à appréhender. Prendre la facilité, toujours. Se niquer pour couper son cerveau une fois pour toute. Revenir avant sa naissance ou partir après sa mort. Jusqu'au lendemain, où tout revient en pleine face comme un boomerang. Affronter sa réalité dans la torture des pensées. Penser à la torture de l'affront de la réalité. Et réciproquement. A l'infini.

 

Briller... Mais même le soleil va mourir un jour. Mais lui s'en fout : ce n'est qu'une étoile qui ne le sait pas.

Par Busta Ja - Publié dans : [ Ecriture ] - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 21:00

Une fois que la vie nocturne t'a touché, il est difficile de t'en sortir. Je connais beaucoup de monde vivant dans ce sens. J'en fais parti, je pense qu'ailleurs que c'est fini pour moi, j'en ai besoin. La nuit, tout est tellement différent. C'est une coupure avec le monde réel. Tout le monde se fout de tout le monde. Quand j'observe ce microcosme si troublant, cela me permet d'apprendre des autres mais également sur moi-même. N'allez pas croire que les boîtes sont si inutiles pour la construction humaine.

 

D'après moi, la population d'un night club est plus complexe qu'il n'y parait. En effet, elle se compose de gens tellement différents. Des mecs qui "chassent", des bureaucrates qui viennent s'extérioriser, des jeunes qui viennent faire leurs "premiers pas" dans ce monde. Pour moi, il y a une partie qui m'intéresse. Ce sont les gens qui doivent s'évader de leur propre tête. J'en suis.

 

Les gens s'y pètent souvent la tête; perdus dans leur propre vie, voulant oublier en vain ce qu'il se trame dans leur tête, ils se noient dans une explosion de couleurs et de flashs accordée à la musique tonitruante. L'alcool est l'un des "meilleurs" moyens de disparaitre un moment et de semer sa vie n'importe où. Parce que dans notre société, tous pensent être immortels, tous voguent dans les codes et les normes, suivant le mouvement Panurgien. Suite des modes, des modes de vie. Des communautés par milliers qui se paument. La défaite commence par là. Les humains se doivent de suivre des religions, des gouvernements car la masse est infoutue de penser par elle même. Tout ceci est tellement structurée et pour ceux qui pensent et qui n'arrivent plus à dormir, cela devient une impasse. Génération Y. Faim de vivre, de faire des expériences, de la plus douce à la plus trash. La nuit de nuit est donc devenu un foutu exutoire. Un nouveau gourou à suivre.

 

Tout ceci, j'en suis conscient.

 

En club, je me fous de la musique et du reste : je kiffe. Fuck les "plans d'un soir" en réalité, ce n'est pas ce que je recherche de prime abord. C'est optionnel, je ne resterai pas bloqué, ce délire ne m'apporte plus rien pour le moment. Etant dans une situation mentale difficile sur le plan sentimental, j'accumule les observations et gagne du grade en matière de recul. Ce qui, finalement, est bon pour moi.

 

Toutes les lumières de la ville ne m'ont pas rendu plus intelligent mais elles permettent un repli. J'y reviendrai, je le sais.

 

J'ai d'ailleurs décidé de faire une petite pause niveau alcool/teuf pour quelques jours. Toute la semaine, histoire de jauger. J'en ai besoin et envie. Personne ne pourra comprendre mais aujourd'hui, je conçois que c'est un nouveau jour. La semaine qui se termine m'a permis de me recentrer. J'ai du mal à l'expliquer mais ces jours derniers marquent une forme de nouveau départ; il est temps de reprendre sa vie en main en espérant changer. Du moins, un minimum.

 

Passer du "continuel" au "ponctuel" me paraît être une bonne solution.

Par Busta Ja
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 00:20

En fonction de l'avancement de mon chemin, j'ai appris à me mouvoir et à mourir de manière continue. Cela afin de commencer à me construire en tant qu'être humain. Je me suis planté. Trop de fois. Perdu dans l'éternité, l'Humanité ne sait plus où se foutre. Je connais cela, j'ai laissé filer trop de chances de mon côté, j'admire les gens qui gardent un sens positif dans la pensée mais je suis à l'écart puisque j'ai bien voulu l'être.

 

Désormais, je fonce, me nique, fais des blackouts à outrance et vis de Lumière et de bière fraîche. Inutile de me plaindre, c'est ainsi que j'ai choisi de forger mon chemin, à mes risques et périls. L'offense viendra plus du fait de ne pas me reconnaître pour ce que je suis réellement. La perdition est trop proche. Définitivement, tout le monde se cache et se construit selon des normes mais je les ai capté en 1912.

 

La vivisection mentale me transforme en être fini. J'ai échoué gravement à quatre reprises dans mes tentatives de construction sentimentale, n'essayez plus de me convaincre de ne plus me planter à nouveau. J'ai donné 5 ans de ma vie pour tenter l'aventure. Je me suis toujours planté alors j'ai la haine de moi-même. Ce n'est pas évident. J'ai perdu du temps mais le temps n'est rien. Du coup, depuis, je le détruis et me bâtis une légende inhérente à moi-même. Retenir le meilleur n'est pas dans mes objectifs car cela ne me fait plus avancer. Le rideau est tombé, je suis mort-né à un moment et je ne sais plus situer l'endroit où cela s'est produit.

 

Des crocs par mégarde, je me suis construit des personnages mais peu de personnes le savent. Comprendre les autres est trop difficile quand on est devenu un être noyé dans une société nombriliste. J'attends le réchauffement climatique pour voir le monde pleurer sa propre perte. Depuis des lustres, la parole n'est plus d'or. L'honneur s'écroule dans une masse de vase tellement dégueulasse. Je crois que vous n'avez rien compris et les auréoles des saints n'existent pas. Entretuez-vous si cela vous plaît mais je ne cautionne pas cela. La compétition n'est pas dans ma cour, je me sens au dessus. Des chiens de combat, c'est ce que les Hommes sont devenus.

 

Je m'attends à voir les fantômes du passé survenir à chaque coin de rue. Soit pour me tuer, soit pour me faire revenir à la raison. Mais cela ne se passera jamais. C'est pitoyable mais j'ai du mal à me constituer un patrimoine moral, j'ai des doutes et des peurs. Les putes de mon estime, des litres de problèmes et des kilotonnes de sensations fades.

 

Ne pensez pas trop à la construction. A la fin, tout le monde meure. C'est une certitude.

Par Busta Ja - Publié dans : [ Ecriture ] - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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